1- L'unité d'azote organique ( engrais vert ) coûte sept fois moins cher que son homologue minéral ( chimie de synthèse du pétrole ), dont 1 tonne équivaut à 2 tonnes de pétrole.
2- Consommer moins de viande - mais de qualité - et plus de protéines végétales permettrait de disposer rapidement de ressources alimentaires suffisantes et durables, car plus autonomes.
Trop souvent, des pays en développement, dépendants du point de vue alimentaire, ont délaissé leurs cultures vivrières au profif de cultures d'exportation destinées à nourrir le bétail dans les pays riches. Ce ne sont pas les OGM qui sont la solution de la faim dans le monde, mais une réorganisation des ressources dans le monde qui relève de la responsabilité politique !
3- La PAC ( Politique agricole commune ) qui dispose de plus de 46 milliards d'€ annuels, soit la moitié du budjet Européen encourage par une prime totalement absurde de 365 € à l'hectare la culture du maïs fourrager, qui est non seulement onéreuse mais très dommageable pour l'environnement. Le maïs est une plante subtropicale exigeante en eau; il accélère l'érosion des sols mis à nu l'hiver; il le pollue aussi par l'emploi d'engrais (nitrates) et d'herbicides ( atrazine ). De surcroît, sa qualité nutritionnelle est médiocre, et il doit être complémentée : par du soja importé des États-Unis.
L'Europe dépense ainsi beaucoup d'argent pour se rendre dépendante des États-Unis, qui disposent du fait même d'une véritable arme alimentaire ! Il est urgent que cesse ce marché de dupes accepté par les politiques Européens lors des accords de Blair House .
Ceux-ci << autorisaient >> la culture de céréales pour réserver celle des protéagineux aux États-Unis alors que le trèfle, le lupin, la luzerne, etc., pourraient se substituer avantageusement au soja
surtout si on le cultivait sur les terres laissées en jachère ( là encore avec des primes incitatives de la PAC ).
4- Le chiffre d'affaires de la production agricole en france est de l'ordre de 46 milliards d' €, obtenus avec 26 milliards d'€ d'apport public.
5- Le consommateur - contribuable paie quatre fois, voir cinq, un produit issu des procédés de l' agriculture intensive ou raisonnée : outre le prix affiché sur l'étiquette, il doit intégrer le coût des subventions, de la dépollution, des frais de santé induits par une alimentation dévitalisée et polluée, mais aussi, périodiquement, << les rallonges >> demandées par les productivistes victimes de la chute des cours. Cette chute des cours, ils l'ont souvent eux-mêmes provoquée, pour avoir sciemmenent organisé la surproduction
à moins qu'elle ne soit occasionnée par la destruction de troupeaux à la suite de maladies dues aux raisons évoquées ci-dessus.
6- La valeur ajoutée des produits de l'agriculture intensive est faible en raison des dépenses en produits intermédiaires ( engrais chimiques, pesticides, aliments reconstitués, antibiotiques
), qui tombe dans l'escarcelle des filières de l'agro-industrie. Le rendement n'est pas synonyme de bénéfice pour le paysan qui produit à la ferme !
7- En trente ans, l'agriculture française a perdu plus des deux tiers de ses effectifs : chaque année, ce sont plus de 30.000 exploitations agricoles qui disparaissent ! |